En ce moment, je discute beaucoup avec ma famille et mes amis. Et quand ils parlent de mon métier autour d'eux, une phrase revient toujours dans la bouche des gens : "l'investissement, oui, mais là ce n'est pas le moment."

Le truc, c'est que je l'entends à tous les âges. 25 ans comme 55 ans. Et à chaque fois, la personne est persuadée que sa raison à elle est la bonne. Que sa situation est particulière. Qu'elle, c'est différent.

Alors faisons le tour ensemble. Tu vas te reconnaître quelque part, c'est presque sûr.

C’est parti pour le grand tour des "pas maintenant"

À 25-30 ans, tu débutes dans la vie active. Premiers vrais salaires, enfin un peu d'air. Tu profites, c'est normal. Et tu te dis que tu investiras plus tard, quand tu gagneras mieux. "Avec les augmentations, j'aurai le temps."

À 30-40 ans, arrivent les enfants et le crédit immo. Entre la crèche, la nounou et la mensualité, ton niveau de vie baisse alors que ton salaire monte. "Impossible d'épargner en ce moment, on est à flux tendu."

À 40-50 ans, ce sont les études des enfants, leur train de vie qui explose, et souvent le crédit immo encore là. "Une fois que les enfants seront lancés, je m'y mettrai."

À 50-60 ans, tu commences enfin à souffler. Tu t'es sacrifié 20 ans, tu profites un peu. Sauf que là, ton horizon de placement a rétréci. "C'est trop tard pour moi maintenant, je n'ai plus le temps."

Tu vois le problème ? L'excuse change de visage. Mais elle ne disparaît jamais.

Pourquoi le bon moment n'arrive jamais

Parce qu'il n'existe pas. La vie te présentera toujours une bonne raison d'attendre.

Et cette fameuse augmentation censée tout débloquer ? Regarde ce qui se passe vraiment. Elle tombe, tu es content deux mois, puis elle se fond dans ton quotidien. Un abonnement en plus par-ci, un restau de plus par-là. Six mois après, tu ne vois même plus la différence. Ton niveau de vie a grimpé pile au rythme de ta paie. Et tu n'épargnes toujours pas.

C'est ça, le piège. On attend un déclic extérieur qui ne vient pas. Alors que le seul déclic qui compte, c'est une décision.

Ce que 10 ans d'attente te coûtent vraiment

Prenons un exemple simple. 200 € par mois, placés sur les marchés à 7 % par an en moyenne.

Si tu commences à 25 ans, tu arrives à la retraite avec environ 525 000 €. Tu auras versé 96 000 € de ta poche. Le reste, ce sont les intérêts qui ont travaillé pour toi.

Si tu commences à 35 ans, avec exactement le même effort, tu arrives à environ 244 000 €.

Relis bien. Dix ans d'attente, et ton capital est plus que divisé par deux. Pour 24 000 € versés en moins, tu perds près de 280 000 € au bout du compte.

Voilà pourquoi les concessions que tu ne fais pas maintenant, tu les paieras plus tard. En bien plus lourd. Ton argent investi n'est pas de l'argent perdu. C'est de l'argent qui bosse pour ton toi futur, pendant que tu dors.

Le détail que notre génération ne peut plus ignorer

Il y a un truc que nos parents avaient et qu'on n'aura pas au même niveau : la retraite.

Le système sera sans doute moins généreux pour nous. Age de départ repoussé, pension plus faible par rapport au dernier salaire. Ce n'est pas du catastrophisme, c'est de la démographie simple : moins d'actifs pour financer plus de retraités.

Traduction : la partie que l'État complétait pour nos parents, on devra la construire nous-mêmes. Raison de plus pour s'y prendre tôt.

Comme on dit : le meilleur moment pour investir, c'était hier. Le deuxième meilleur moment, c'est maintenant.

Et non, ça ne veut pas dire te priver de tout. C'est même l'inverse. Un bon plan, ce n'est pas "j'arrête de vivre pour épargner". C'est décider, à froid, combien part automatiquement chaque mois, pour pouvoir dépenser le reste sans culpabiliser.

Tu profites de ta vie aujourd'hui. Et tu construis celle de demain. En même temps. C'est ça, le but.

Et si tu te dis "avec ma situation, je ne peux mettre que 50 € par mois, ça ne sert à rien", tu te trompes. La démo du dessus le montre : ce n'est pas le montant qui fait la magie, c'est le temps. 50 € lancés aujourd'hui battent 300 € que tu commenceras dans dix ans. Commencer petit, mais commencer, ça change déjà tout.

Ce que tu peux faire cette semaine

  1. Fixe un montant, même petit. 50 €, 100 €, 200 €. Peu importe. Ce qui compte, c'est de commencer, pas le montant.

  2. Programme un virement automatique le jour de ta paie. Avant de dépenser, pas avec ce qu'il reste à la fin (il ne reste jamais rien).

  3. Arrête d'attendre le bon moment. Il ne viendra pas. Le seul moment que tu contrôles, c'est celui-ci.

Par où commencer dans ta situation ?

Chaque âge a ses contraintes, tu l'as vu. La tienne aussi. La bonne nouvelle, c'est qu'un plan de dépenses se construit à n'importe quel moment de la vie, et il se cale sur TA réalité.

Si tu veux qu'on regarde ensemble comment concilier profiter aujourd'hui et préparer demain, sans te serrer la ceinture, je propose un appel de 45 minutes, gratuit, sans engagement.

À samedi prochain,

Jazz Le copilote financier des cadres salariés

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