On va parler d'un truc que personne dans le milieu n'a envie que tu comprennes. Le vrai coût de passer par un intermédiaire pour investir. Il ne figure sur aucune brochure, mais il peut te coûter la moitié de ton capital.

Quand je dis intermédiaire, je parle de ton banquier ou de ton conseiller en gestion de patrimoine, même celui qui se dit "indépendant". Bref, tous ceux qui se placent entre ton argent et le marché, et se paient au passage.

Avant tout, je ne leur jette pas la pierre

Parce que j'ai été exactement ce conseiller-là. Chez BNP, c'était mon métier.

Et honnêtement ? En un rendez-vous d'une heure, tu fais du mieux que tu peux. Pas le temps de construire une stratégie sur mesure. Tu proposes ce que la maison te donne à proposer.

Je savais déjà, à l'époque, que mes propres placements performaient deux fois mieux que ce que je vendais. Mais je me rassurais avec une phrase pas fausse : "mieux vaut placer que laisser dormir." C'est vrai.

Sauf que c'est quand même vachement mieux d'avoir 45 % de plus à l'arrivée. Le seul coût pour y arriver, c'est d'apprendre à bien le faire. C'est tout l'objet de cette newsletter.

  1. Le vrai coût, c'est les frais

Entre un placement vendu par ta banque ou ton conseiller et un placement en direct à frais bas, il y a en moyenne 2,5 % de frais par an d'écart. Minuscule en apparence. Un massacre en réalité.

Prends 50 000 € placés 25 ans à 7 % par an. Sans ces frais : environ 271 000 €. Avec 2,5 % de frais annuels : 150 000 €.

121 000 € de différence. Les frais ont mangé 45 % de ton capital final, pour le même placement.

Voyons d'où ils sortent, ces frais.

L'astuce numéro un : l'assurance vie qu'on te colle presque à tous les coups

Tu arrives, on te propose une assurance vie. Systématiquement, ou presque. Le discours est rodé : "c'est souple, ça peut tout faire."

Ce qu'on te dit moins, c'est que c'est l'enveloppe où la banque se rémunère le plus. Frais d'entrée, de gestion du contrat, des fonds à l'intérieur, d'arbitrage. Ça s'empile à chaque étage.

L'assurance vie n'est pas un mauvais outil. Mais chargée de fonds maison hors de prix, c'est d'abord une pompe à commissions.

  1. On baisse ton profil de risque. Pour protéger l'intermédiaire.

Deuxième mécanique, plus vicieuse. On te fait remplir un questionnaire, et comme par magie, on te classe "prudent" ou "équilibré". Même avec 30 ans devant toi.

Officiellement, c'est pour te rassurer : un placement qui bouge peu, tu paniques moins. En vrai, c'est surtout pour les protéger, eux. Un client tranquille ne rappelle pas, ne râle pas.

Sauf que sur un horizon long, un profil trop prudent est une catastrophe silencieuse. Tu échanges de la tranquillité aujourd'hui contre une fortune en moins demain.

Un exemple que j'ai eu sous les yeux à BNP. Le profil prudent qu'on plaçait a rapporté 4,6 % par an entre 2013 et 2023. Sur la même décennie, les marchés ont fait plus de 10 %.

Traduis en euros. 50 000 € sur 10 ans à 4,6 % : 78 000 €. À 10 % : 130 000 €. Un écart de 52 000 €, soit plus que ta mise de départ, partie en fumée. Pour "moins de risque".

  1. Le coût que personne ne compte : le stress

Quand tu ne comprends pas ce qu'on a fait de ton argent, tu as l'impression de jouer au loto. Ton argent est dans une boîte noire.

Alors le jour où le marché plonge, tu paniques. Et il plongera, c'est une certitude. Une baisse de 10 % arrive en moyenne tous les 18 mois, une vraie crise de 20 % ou plus tous les 4 à 5 ans. Sur une vie d'investisseur, tu en traverseras une douzaine.

Le problème, c'est que si tu ne comprends rien à ton placement, tu fais la pire erreur au pire moment. Tu vends au plus bas, et tu transformes une baisse temporaire en perte définitive.

  1. Le conflit d'intérêt, le cœur du problème

Un intermédiaire payé à la commission poussera toujours, consciemment ou non, les produits où il gagne plus. SCPI, produits structurés, fonds maison. Comme par hasard, les mieux margés pour lui.

Le discours est toujours le même : "pour bien diversifier, on ajoute ça, pour vous protéger un peu plus." Ça sonne responsable. Mais souvent, ce n'est pas pour te protéger toi, c'est pour mieux se rémunérer, lui.

Un exemple extrême. Thomas, que j'accompagne aujourd'hui, était suivi par un conseiller patrimonial. Il lui a confié 30 000 €, sur trois années de bourse toutes positives, où les marchés ont monté encore et encore.

Résultat de Thomas : 25 000 €. Il a perdu 5 000 €. De l'ordre de moins 17 %, quand le marché grimpait chaque année.

Comment on perd de l'argent sur un marché qui monte ? On lui avait collé des produits structurés pourris, bourrés de frais. Lui faisait confiance, il avait un "expert" en face. Sur la même période, un portefeuille simplement exposé au marché faisait quasiment le double. Lui a fini dans le rouge.

Grave cette phrase dans le crâne : chaque euro de commission qu'il récupère, c'est un euro de performance que tu n'auras jamais.

Le bilan complet, en trois colonnes

L'argent : jusqu'à 2,5 % par an facile, soit près de la moitié de ton capital sur une vie.

Le temps : des années de performance perdues à cause d'un profil bridé, que tu ne rattraperas jamais.

Le contrôle : une dépendance totale à quelqu'un dont les intérêts ne sont pas les tiens, et le stress qui va avec.

Voilà pourquoi j'ai monté ZenCapital. Zéro rétrocommission, zéro produit à te vendre. Tu me paies directement, pour le système qu'on met en place pour toi. Je te rends indépendant à vie sur tes finances, et une fois le système en place, ça te prend 10 minutes par mois. Mon seul intérêt, c'est le tien.

Si tu passes par un intermédiaire, lis bien ça

Si tu as un contrat chez une banque ou un conseiller, tu as 100 % intérêt à réserver un appel. Je prends le temps, avec toi, de sortir noir sur blanc tous les frais que tu paies. Ceux qu'on ne t'a jamais montrés, et que tu ne sais sûrement pas où trouver.

Tu repars en sachant exactement ce que ton placement te coûte chaque année. Même si tu ne changes rien, au moins tu sauras.

C'est 45 minutes, gratuit, sans engagement.

À samedi prochain,

Jazz Le copilote financier des cadres salariés

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