Salut à toi !

Tu as peut-être déjà entendu cette histoire.

Le géant américain Fidelity aurait analysé les comptes de ses clients pour trouver les plus performants sur dix ans. Le verdict : les gagnants étaient des gens morts. Ou des clients qui avaient oublié l’existence de leur compte. (en ayant travaillé en banque je vous promet que c’est plus courant que ce que vous pensé)

Leur secret ? Ils n'avaient rien fait. Zéro ordre, zéro arbitrage, zéro panique. Ils avaient juste laissé leur argent tranquille pendant des années.

Honnêtement, je n'ai pas retrouvé la source de cette étude en écrivant cette newsletter. C'est devenu une légende de la finance. Mais le fond, lui, est solide, et les vraies données le prouvent.

Tout part d'un mécanisme simple : chaque fois que tu touches à ton portefeuille, tu paies un coût. Et ce coût grignote ton rendement en silence.

Voilà comment la spirale s'enclenche.

Tu te prends pour Warren Buffett. Tu achètes, tu vends, tu ajustes. Et à chaque mouvement, l'addition tombe : frais d'ordre, impôt sur les plus-values, et souvent un mauvais timing. Ton rendement baisse.

Frustré, tu te dis "je dois mieux gérer". Alors tu lis plus, tu suis plus de comptes, tu fais encore plus d’opération. Donc tu paies encore plus de coûts et ça baisse encore plus.

La spirale est lancée.

À la fin, soit tu craques et tu vends tout au plus mauvais moment. Soit tu te dégoûtes et tu arrêtes d'investir.

Dans les deux cas, t'as perdu.

Le pire dans l’histoire c’est tu étais le bon élève persuadé de bien faire. C'est ça qui rend la chose vicieuse : l'effort te semble vertueux alors qu'il te coûte.

Un institut américain, DALBAR, mesure ça depuis une trentaine d'années. Il compare ce que gagne l'investisseur moyen à ce qu'a rapporté le marché.

Prends l'année 2024,une super belle année en bourse, l'investisseur moyen en actions a gagné 16,5 %. Le marché, lui, a fait 25 %. Presque 9 points laissés sur la table en douze mois. 

Pour 50000€ placé, l’un repart avec 8250€ et l’autre avec 12500€. C ‘est monumentale !

La raison ? Les émotions. Le marché monte, et la petite voix s'installe : "c'est déjà trop haut, ça va forcément redescendre, je vais attendre." Alors on retire, on met de côté, on guette le bon moment pour revenir. Et le marché continue de grimper sans toi.

Le truc, c'est que personne ne sait. Ni toi, ni moi, ni les pros.

Le sommet, on ne le voit qu'après coup.

Je ne vais pas te mentir, j'y suis passé aussi

À mes débuts, je me suis monté un portefeuille d'actions à dividendes. Je choisissais mes boîtes, je suivais ça de près, je me sentais investisseur.

Bilan : positif, je n'ai pas perdu d'argent, j'en ai même gagné pas mal.

Sauf que. 

Quand j'ai comparé à un simple ETF qui suit le S&P 500, j'avais moins bien performé.

Une moins bonne performance pour plus de risque en plus, parce que j'étais moins diversifié. J'avais mis du temps et de l'attention pour faire moins bien qu'un truc que j'aurais pu acheter et oublier.

Je la connaissais déjà en théorie cette leçon. Là, je l'ai réapprise pour de vrai.

Tout effort n'est pas créateur de valeur.

Attention, le message de cette newsletter, ce n'est pas "fais n'importe quoi" ou "l'investissement c'est de la chance". C'est l'inverse.

Certains gestes comptent vraiment, et le reste n'est que du bruit qui te coûte. Ce qui compte tient sur une main : choisir une allocation simple, garder des frais bas, automatiser, et laisser le temps faire son travail.

Le reste, le suivi quotidien, les arbitrages répétitifs, les conseils glanés à droite à gauche, c'est de la dette pour rien. Tu paies le coût sans toucher le bénéfice.

Et ça, franchement, ça devrait te soulager. Tu n'as pas besoin de devenir expert. Tu n'as pas besoin d'y passer tes soirées. Tu as besoin de faire peu, mais bien, puis de lâcher.

Ton exercice cette semaine

Si t'as déjà un portefeuille, regarde combien de fois tu y as touché ces 6 derniers mois. Compte les ordres, les arbitrages. Chaque ligne est peut-être une dette contractée pour rien.

Si tu n'as encore rien, retiens juste ça avant de te lancer : ton ennemi d'aujourd'hui, c'est ta peur de l'investissement. Ton ennemi de demain, ce ne sera pas l'investissement, ce sera ton comportement d'investisseur.

Dans les deux cas, vise la simplicité.

Le plus dur, ce n'est pas de faire. C'est de savoir TOUT ce qu'il ne faut pas faire.

Tu veux savoir ce qui compte vraiment dans ton cas ?

Quelle allocation pour ta situation, quels frais tu paies sans t'en rendre compte, qu'est-ce que tu peux automatiser pour ne plus jamais avoir à y penser.

Si tu souhaites faire un point au carré sur ta situation financière pendant un appel gratuit de 45 minutes, c'est par ici.

À samedi prochain,

Jazz Le copilote financier des cadres salariés

Keep Reading